Pendant longtemps, on associait l’insolvabilité aux familles à faible revenu. Mais la réalité de 2026 est différente : nous voyons aujourd’hui des ménages à revenu confortable (souvent entre 90 000 $ et 150 000 $ par année) se tourner vers nos services. Pourquoi ces familles, qui semblent financièrement stables, se retrouvent-elles en difficulté ?
1. Le revenu a augmenté… mais les dépenses encore plus
Un salaire élevé ne suffit pas à absorber la hausse rapide des dépenses. Les taux d’intérêt ont augmenté, les loyers et les taxes ont grimpé, et même les dépenses courantes comme l’épicerie ou le transport pèsent davantage. Pour beaucoup, ce sont des ajustements invisibles mais constants qui grugent la marge de manœuvre. Au fil du temps, la combinaison de ces facteurs peut créer un déséquilibre financier qu’on ne soupçonnait pas.
2. Le piège des dettes et des paiements minimums
Les ménages à revenu confortable ont souvent accès à plusieurs formes de crédit : cartes de crédit, marges personnelles, prêts auto ou financement divers. Tant que les paiements minimums sont effectués, tout semble sous contrôle. Mais ces paiements couvrent rarement le capital ; ils nourrissent surtout les intérêts. En quelques mois, des dettes qui semblaient “gérables” peuvent s’accumuler à un rythme alarmant, laissant peu de place pour épargner ou absorber un imprévu.
3. Les imprévus qui font basculer
Même une famille avec un revenu stable peut être fragilisée par un événement imprévu. Une maladie, un congé non payé, une baisse de contrats pour un travailleur autonome ou une séparation peuvent rapidement déséquilibrer un budget. C’est souvent à ce moment-là que la spirale commence : les paiements deviennent difficiles, le stress augmente, et la tentation de reporter ou de “réutiliser” des fonds destinés aux créanciers peut s’avérer problématique.
4. La dimension psychologique
Les ménages à revenu confortable vivent un stress particulier. Il y a souvent une honte à admettre des difficultés financières, la peur du jugement social, ou l’impression qu’on devrait “s’en sortir seuls”. Ces sentiments retardent la consultation d’un professionnel. Pourtant, s’adresser à un syndic autorisé en insolvabilité n’est pas un aveu d’échec, c’est une démarche proactive. Cela permet d’analyser objectivement sa situation et d’évaluer des solutions légales adaptées, qu’il s’agisse d’une proposition de consommateur ou, dans certains cas, d’une faillite.
5. L’importance de reconnaître les signaux d’alerte
Aujourd’hui, l’insolvabilité ne touche pas seulement les familles à faible revenu. Les signaux sont souvent subtils : utiliser régulièrement le crédit pour des dépenses courantes, ne pas parvenir à épargner malgré un revenu élevé, ou ressentir un stress constant malgré une situation apparemment confortable. Plus l’analyse et l’intervention sont précoces, plus les solutions sont flexibles et efficaces pour reprendre le contrôle.
Comment s’en sortir?
En 2026, la vulnérabilité financière se mesure moins au salaire qu’à la structure globale du budget et à la capacité à absorber un imprévu. Les ménages à revenu confortable consultent de plus en plus tôt, et à juste titre. Prendre le temps d’évaluer sa situation avec un expert peut transformer un stress latent en plan concret, sécurisé et réaliste. La clé est simple : comprendre sa situation avant que les dettes ne prennent le dessus.
